Au-delà du temps, je t'ai cherché.

J'ai cru te posséder, t'attacher,

T'apprivoiser pour ma quête.

J'ai tant convoité l'idéale conquête,

Afin d'assouvir mes besoins ineffables.

Où est ta frontière Insaisissable ?

Toi qui te bornes à essayer,

D'élever une souffrance reniée,

Sur les monts chaotiques,

D'une guerre diabolique.

Tu souffres de mon mal !

Et moi j'agonise de ton âme vénale.

Sombre tragédie que cette vie !

Où pour te gagner, j'ai suivi

Ta trace, imprégnée d'espoir.

Ma seule voie expiatoire,

Pour racheter ce corps de mort,

Doit sacrifier la part que mon esprit ignore.

Ô bonheur ! Quel est ton prix ?

Je t'imagonais ami !

Compagnon de séjour !

Ton tribut est si lourd.

Quand je pense t'éprouver,

Le monde reste inachevé.

Ton rival se défoule,

Et mon univers s'écroule !

Suis-je le maître en mon royaume ?

Quand de la poussière, surgit l'atome

D'un coeur rendu jalonneur.

Explique-moi, Bonheur !?

L'ignorance m'assombrit l'horizon;

Eclaire mon âme de raison !

" - Entends mon influence, Plaintif !

Je fais partie de toi, frêle esquif !

Tu me possède depuis ta naissance,

La dualité gère ton essence.

Je me définis d'une subtile excitation,

Qui emplit tout ton être d'attention.

J'élève le sens de ta vie au summum,

Sans ultimatum.

Récompense de désirs aboutis

Et de souffrances anéanties.

Je veille à l'équilibre si fragile,

D'un souffle qui défile.

mon origine se trouve dans ta foi,

L'accomplissement dans tes choix.

Je suis né pour toi,

Tu ne vis que pour moi.

Tu es mon créateur,

Moi, ton consolateur.

Je suis ton oeuvre,

Toi, ma preuve.

Maintenant, pour des lendemains radieux,

Sois audacieux.

Refuse la fatalité,

Je te donnerai la sérénité.

Sois sans partage,

Et tu auras l'avantage,

D'une vie où je dominerai pour toi,

Le monde que tu côtoies."