Perché sur les sommets imprégné d'idéaux

L'homme rendu poète entrevoit son ego

   Moulé en nombre sur la terre.

Aveugle et orphelin, mon esprit indiscret

Sonde tous les mystères et perce les secrets

   Cachés pour les mettre en lumière.

Mes yeux ont vu le monde et sa création

Saisi les certitudes et les émotions

   Pour rapporter à l'existence

La part de vérité de son passé lointain

Et la réalité de son souffle incertain.

   Je suis ! Pour rompre le silence.

La planète se meurt et le peuple sourit,

Curieuse entité tu t'en moques et tu ris

   D'une paisible inconscience,

Et pourtant tu demeures en exil, suspendu

A la vie qui défie le contrôle étendu

   De ton pouvoir plein d'arrogance.

Te voici seul, debout, face à la vision

De l'oracle vivant au coeur des nations

   Pour prévenir ta décadence.

Le monde qui t'abrite est nourri de tes faits

Défends cet héritage ou contemples l'effet

   Soulevé par ton insolence.

Noyé dans l'infini, l'astre né du chaos

Repose en Orion d'un hasard sans écho.

   Un saphir orne la spirale !

Le ruban étoilé s'anime au souffle obscur

D'un monde original apparu dans l'azur.

   Le néant s'éveille d'un râle !

Un miracle eu lieu sans que nul ne l'ai choisi,

Du berceau chimérique au destin sans merci,

   La vie s'impose dans l'azur

Et règne dans l'éther en vainqueur indompté.

Quelle ironie se joue de ces corps empruntés ?

   Quand la chair inscrit la mesure...